mercredi 26 juin 2013

Réponse à El Hadi Chalabi



El Hadi Chalabi est un universitaire qui aime la polémique agressive et belliqueuse en lieu et place du débat serein. Sa formation juridique et sa culture sociologique auraient rendu de grands services sur les questions de société en Algérie s’il n’avait pas cette tendance à l’agressivité, à la chamaillerie et à l’accusation péremptoire de l’autre. S’il n’est pas d’accord, Chalabi considère que l’autre a trahi ou qu’il fait partie d’un complot contre la Vérité, la Nation ou le Peuple. Il a ce côté prophète, détenant la Norme, et enclin à dénoncer toute déviation d’un droit de chemin que seul son GPS connaît. 

mardi 25 juin 2013

Quel cauchemar !

J'ai ouvert ce blog pour commenter l'actualité algérienne et internationale avec des blogeurs qui ont le temps de bloguer et se poser des questions sur ce qui se passe autour d'eux.
L'événement aujourd'hui est la maladie du président qui est en convalescence chez Fafa. Ceci est en soi une preuve que Bouteflika n'a aucun pouvoir car s'il en avait, il ne s'en éloignerait pas pour une si grande période. La question qui revient lorsque l'on parle de politique en Algérie est la suivante: qui exerce le pouvoir au sommet de l'Etat? De mon point de vue, ce n'est certainement pas le président de la république. Il a évidemment des fonctions honorifiques et symboliques, voire même administratives comme la signature des décrets mais il ne décide pas. Je reviendrais longuement sur cette question; il y a quelques jours je suis tombé par hasard sur un article de science-fiction que j'avais écrit à l'occasion de la campagne électorale de 2004. Je trouve que le papier est encore actuel. Il a été publié en plusieurs parties par le journal L'Indépendant. 


 

Il y a deux jours, j’ai fait un cauchemar qui m’a réveillé tout en sueur. J’ai rêvé que je remontais à pied le Boulevard Mâata, à Oran, puis après avoir dépassé la rue de Tlemcen, au niveau du Tir au Pistolet, très encombré par la circulation automobile, j’ai été arrêté par un individu à la barbe hirsute, mi-fou mi-devin et qui me dit : « Tu es journaliste, je te reconnais. Les journalistes ont des lunettes et n’ont pas de voitures. Paye moi un café et je te raconterai des choses sur la politique en Algérie qui vont t’étonner. Les journalistes croient tout savoir et ils ne savent rien ». Revenu de ma surprise, je lui offre volontiers un café dans le coin. Et il commence.
-Le Président Bouteflika, il va être réélu, il n’a pas à s’inquiéter. La démocratie, les candidatures multiples etc., c’est juste pour lui faire peur et pour qu’il ne parle plus de Amnesty International. Les généraux, ils le mâchent, mais ils ne l'avaleront pas. Aujourd’hui, avec la mondialisation, il est difficile d’avaler un président. Mais au fond, leurs intérêts convergent. Il veut juste rester président et eux, ils ne veulent pas que le système change. 

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